7 erreurs courantes à éviter lorsque l’on débute en photo culinaire
En photographie culinaire, il est facile de commettre des erreurs qui peuvent ruiner une image ( photo, mais aussi une image de marque ). Même si la recette, le produit que vous présentez est en réalité excellent. Les photos culinaires jouent un rôle crucial dans la perception d’un restaurant, d’un savoir-faire ou d’une marque par les clients. Cela fait partie de l’identité de l’entreprise/de l’établissement.
C’est pourquoi des photos de mauvaise qualité ou qui ne reflètent pas vraiment la qualité du produit peuvent envoyer le mauvais message. Au contraire des photos esthétiques et gourmandes peuvent être un facteur décisif pour attirer de nouvelles personnes ou augmenter les ventes. Voici les erreurs les plus courantes que je peux voir en photographie culinaire et comment les éviter.
Utiliser un mauvais éclairage
Le premier élément qui peut totalement changer la perception d’une photo culinaire est la lumière ! Avoir une belle lumière qui mette correctement en valeur un chocolat par exemple, une crème onctueuse, demande de la maîtrise et cela prend du temps. Lorsque l’on débute, le risque est de faire des photos qui soient trop exposées ou bien sous-exposées.
Si vous êtes débutant, je vous conseille d’utiliser principalement la lumière naturelle. Pour cela, observez chez vous où la lumière est la meilleure. Et adaptez vos prises de vues selon celle-ci, le moment de la journée et la période de l’année. Si vous avez la possibilité, réservez une plage horaire au moment où la lumière est la meilleure pour vos shootings.
Aussi, privilégiez la lumière diffuse. Comme celle qui vient d’une fenêtre tout en utilisant un diffuseur afin de l’atténuer et des réflecteurs pour équilibrer les ombres. Au fur et à mesure du temps et de la pratique vous pourrez varier les lumières (douces, dures). Et si vous le souhaitez utiliser de la lumière artificielle afin de ne pas dépendre entièrement de la lumière naturelle.
La photo de gauche a été prise un peu tard et est sous exposée. La seconde est bien exposée en lumière naturelle et la troisième a été faite en lumière artificielle.
Ne pas adapter l’angle de prise de vue au plat
Tous les plats ne doivent pas être photographiés sous le même angle même s’il s’agit de l’angle avec lequel vous vous sentez le plus à l’aise. Certains plats et produits seront bien plus séduisants sous un angle plutôt qu’un autre.
Par exemple, un burger sera idéalement pris de profil de 0° à 45 degrés permettant ainsi de montrer ses différentes couches (pain, viande, légumes). Une vue plongeante le rendrait bien moins attrayant.
Pour les plats comme les pizzas ou les salades, la vue de dessus fonctionnera bien parce que tous les ingrédients sont visibles d’un coup d’œil. Pour certains desserts et les cocktails, un angle à 45 degrés ou à 75 seront les plus pertinents selon ce que l’on souhaite mettre en valeur. Expérimenter plusieurs angles permet de trouver celui qui mettra le mieux en valeur un plat ou une boisson.
Voici 3 exemples ci-dessous avec une photo de burger à 45°, un plat de gnocchi à 90° et un cocktail à 75 degrés:



Surcharger la scène
Une autre erreur courante en photo culinaire est de vouloir trop en faire au niveau de la mise en scène. Parfois, en voulant rendre une photo plus « intéressante », on surcharge l’image avec des accessoires qui risquent de distraire l’œil du sujet principal. Une mise en scène complexe et très travaillée peut-être très belle. Mais si celle-ci n’est pas correctement organisée, l’ajout d’éléments peut être contre-productif.
C’est pourquoi si vous ne la maîtrisez pas, préférez créer des décors plus minimalistes. Avec seulement quelques éléments bien choisis, on peut apporter de la texture et de la vie à la scène sans voler la vedette au plat. Le fond doit également être simple et sobre pour ne pas distraire l’œil.
Pour exemple, la photo de gauche bien qu’elle soit esthétique, met en valeur tout une scène, on peut même dire que ce sont les éléments de décoration qui prennent le pas sur le caramel et les biscuits. La photo de droite est bien plus simple mais elle met de suite l’accent sur la boisson qui est le héros de la photo :-).
Photographier des plats mal préparés
Avant de penser mise en scène, réfléchissez en premier lieu au plat que vous souhaitez mettre en valeur. L’erreur que l’on peut faire est de ne pas prendre le temps de soigneusement dresser l’assiette avant la prise de vue et d’accorder une attention particulière à chaque élément de l’assiette, afin qu’ils soient bien disposés.
Une sauce mal répartie ou des ingrédients mal placés peuvent ruiner l’ensemble de la photo. En photographie culinaire, chaque détail compte : la propreté de l’assiette, la disposition des ingrédients, et même la fraîcheur de ce que vous présentez. La petite astuce est d’avoir toujours un spray d’eau à disposition. Cela permet de rafraîchir les fruits et légumes frais. Un pinceau d’huile pour faire briller les légumes cuits, viandes ou même brioches.
Sur la photo de gauche vous pouvez voir que le stylisme des tartine a été pensé. Même les petites éclaboussures sur le fond n’ont pas été mises là au hasard. Pour la photo de droite, bien qu’il s’agisse d’une babka en gros plan, les textures ont été mises en valeur avec un léger pinceau d’huile afin de la faire briller.


Abuser des retouches
Les retouches sont indispensables pour une photo. Car elles sont la patte du photographe mais aussi le style de la marque, de l’établissement. Chaque retouche est personnelle, c’est pourquoi lorsque l’on choisi un photographe c’est aussi et avant tout pour son style.
Mais un abus de ces techniques peut donner un résultat peu réaliste et peu appétissant. La tentation de rendre les couleurs plus vives d’éliminer toutes les ombres ou de lisser les textures peut transformer un plat authentique en quelque chose de trop parfait, presque « faux ». Or, les clients recherchent de l’authenticité.
L’objectif est de sublimer la réalité, pas de la dénaturer. Il est donc essentiel de garder un équilibre dans les retouches : ajuster la luminosité et le contraste. Peut-être légèrement intensifier les couleurs pour qu’elles ressortent mieux, mais sans aller trop loin. Une photo doit rester fidèle à la réalité du plat servi dans votre restaurant.
Sur ces deux photos ont voit bien la différence entre une retouche artificielle (celle de gauche) et une retouche plus naturelle (celle de droite). Cela est aussi lié à une meilleure maîtrise de la lumière entre les deux photos.


Négliger l’arrière-plan
L’arrière-plan peut être négligé ou mal choisi en photographie culinaire. Mais il joue un rôle essentiel dans la composition de la photo. Un arrière-plan trop texturé, avec des couleurs trop vives, pleins de motifs peut détourner l’attention du plat. Un arrière-plan trop sombre peut rendre l’image morne. Trouver un arrière-plan qui complète le plat sans l’éclipser est un élément clé.
Pour les photos culinaires, des arrière-plans neutres et texturés (comme du bois, du marbre ou du tissu) fonctionnent généralement bien. Ils ajoutent une touche de chaleur et de naturel tout en laissant le plat occuper le devant de la scène.
On voit que le fond de la photo de gauche est trop présent. Il est très joli, mais je l’ai mal utilisé et il prend le dessus sur la mise en scène. Il aurait été préférable que je mette plus l’accent sur une assiette, et que je laisse moins d’espace autour. Par contre la photo de droite, bien qu’en laissant de l’espace, le fond ne prend pas le pas sur les éléments de la photo, car il est plus neutre.


Ignorer le storytelling en photo culinaire
Enfin, une erreur fréquente en photo culinaire est de ne pas raconter d’histoire à travers la photo. Chaque plat a une histoire : ses ingrédients, son origine, sa préparation. En ignorant cet aspect, on risque de produire des images qui, bien qu’esthétiquement plaisantes, manquent d’émotion.
Une bonne photo culinaire doit transporter le client dans l’univers de votre restaurant, de votre marque, de votre artisanat. Elle doit lui faire ressentir l’ambiance et l’expérience culinaire que vous proposez. Cela peut se faire par des détails subtils, comme la présence de mains en train de dresser le plat. Des éléments de décor qui rappellent l’origine du plat, ou des ingrédients disposés en arrière-plan pour évoquer la fraîcheur et la qualité.
Ici, deux photos de boissons et deux histoires différentes. A gauche on a un style un peu « girly chic », avec le rideau, les macarons, le téléphone… tout en roses. A droite, une mise en scène printanière et chic avec de belles fleurs tout en couleur, un fond façon mur haussmannien, quelques macarons et de beaux verres à cocktail.


Conclusion : la photographie culinaire, un art qui demande de la précision. En évitant ces erreurs courantes, vous pourrez grandement améliorer la qualité de vos photos culinaires. Et, par conséquent, l’image de votre restaurant ou de votre marque. La photographie culinaire est un art qui demande de la précision, de la patience et une attention aux détails. Des photos bien réalisées permettront de créer une véritable connexion avec vos clients. En leur donnant envie de goûter à vos plats, créations artisanales ou encore de tester vos produit. En travaillant avec soin sur la lumière, l’angle, la mise en scène et les retouches, vous pourrez transformer vos visuels et en faire de vrais atouts pour votre communication ! Et si vous n’avez pas le temps pour cela et que vous recherchez un(e) photographe culinaire, n’hésitez pas à réserver un appel découverte, c’est un échange de 30 minutes et c’est entièrement gratuit !






